Je dis qu'il y a plein de gens intéressés, mais en fait il y en a beaucoup plus que ne le sont pas.
D'autre part, les gens intéressés ne sont pas tous si intéressés.
Je m'explique. j'ai raconté les choses comme je les vois, et ça peut donner l'impression que je critique, en fait je ne critique même pas.
Quand j'ai pris conscience de tout ça, je ne me suis pas dis : "Fi donc, quelle horreur, tout ça me donne envie de vomir." Pas du tout. Je me suis dit "Chouette, je vais faire partie du Sur-Comité, ça va être génial, je vais rencontrer des Ambassadeurs, je vais adorer".
Mais ça n'a pas marché. On ne peut pas tricher avec ça, on doit le faire à fond, c'est un investissement total. On ne peut pas fréquenter les gens du Sur-COmité juste comme ça, en s'en foutant, et se retrouver inviter chez l'ambassadeur, et manger les petits fours en se promenant dans le jardin. Ces gens sont des requins entre eux, ils se nouent des alliances secrètes, partagent d'affreux petits secrets mesquins, se défendent, se tirent dans les pattes, soient on y va à fond, on devient un requin, et alors on s'en fout bien de boire son champ dans les jardins de l'Ambassadeur, on est transformé de l'intérieur.
Ou alors on reste Maya l'Abeille dans le fond de soi et on y arrive jamais. Et ça c'est moi. Pourtant j'aurais adoré y arriver, mais il m'aurait fallu deux vies, une pour être cool, et une autre pour devenir un requin d'ambassade. Or, je n'ai qu'une vie.
Du coup, j'ai arrêté de mépriser les hommes politiques. Je ne me dis plus que ce sont d'affreux requins qui veulent le pouvoir. Car, oui, ce sont d'affreux requins qui veulent le pouvoir, mais quand je vois l' énergie à dépenser pour se mettre à fréquenter le personnel culturel français d'une petite ville, j'imagine les tonnes d'énergie qu'il faut pour devenir un vrai homme politique. Même si on commence petite fleur, on arrive forcément tueur. Et des hommes politiques, hélas, on en a besoin, même si en ce moment on a le choix entre la peste ou le choléra, il faut nous consoler en pensant qu'on a au moins le choix, dans certains pays c'est anthrax obligatoire.
Cela étant, on peut être poli et bien élevé, je dis ça comme ça. Les vestes larges, c'est d'un goût. Enfin, tout fout le camp.
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