L'arrivée de membres de ma famille va à nouveau, en plus d'autres évènements, gêner le film de ce blog. Zut. Il faut que je finisse, et il faut que j'avance, vite même.
Une question me vient, une question lourde pour moi. la solution dernièrement a été le repli sur soi : repliée sur moi, je fais beaucoup de choses, mais on ne dira pas qu'il est positif d'être repliée, je le sais bien.
A propos du temps qui passe et dissout les amitiés, il me faut reconnaître que parfois, agacée, je me suis éloignée. L'éloignement n'aide pas. Aujourd'hui, tout m'ennuie. Pas mieux.
Une phrase aujourd'hui me reste : essaie de garder le contact avec les gens qui t'entourent même si cela semble dérisoire. Or, je veux bien, j'ai même essayé avec les gens d'avant mon départ, sans pouvoir lutter contre l'érosion. J'ai fini par jeter l'éponge, ne voulant plus être celle qui court derrière les autres, qui n'ont plus de contacts entre eux et semblent indifférents.
Et ceux que je connais d'aujourd'hui et d'hier? Que faire? Une drôle de distorsion chez moi me dégoûte de tout, alors quel contact cela serait? Un vrai ou un faux contact? Paulette, certes mielleuse, fait partie de ma vie. Je garde ou pas? En réponse à mes mails, elle m'envoie les grosses blagues anti-sarkozystes qui circule sur Internet. je reste zen, et si on se retrouve, je lui saute au cou?
La distorsion qui me dégoûte de tout fait que depuis on départ de la France, je n'ai rencontré que deux personnes intéressantes, Stéphane, que je dois fuir à cause d'Emma, et Si Mohamed, que je reverrais volontiers, comme la carpe pourrait rendre visite au lapin. Les deux personnes rencontrées ici sont... je n'aime pas critiquer, il n'y a rien à dire contre elles, elles n'ont rien d'antipathiques, elles sont inintéressantes : oui, d'accord, ça fait snob, mais elles n'ont rien lu, rien vu, rien écouté. Quand je rencontre des gens qui sont moins cultivés que moi, qui ne suis pas cultivée au regard de ceux que je fréquentais avant, mon coeur se serre. Etre borgne au pays des aveugles, j'en ai marre. Je veux être borgne au pays des clair-voyants, c'est plus stimulant.
Je lis Platero y yo, mignon, un peu culcul et El amor en los tiempos del colera (approximativement, incroyable comme je photographie moins en espagnol qu'en français) - rien à dire, de toute façon Gabriel Garcia Marquez je suis fan, bêtement.
Je dois arrêter de vouloir partir d'ici pour aller dans une vraie ville (seules les capitales sont des vraies villes, et puis c'est tout) sinon je serais trop déçue.
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4 commentaires:
J'ai l'impression que tu seras déçue, en tout cas...
"Platero y yo" se veut trop un livre pour enfants... le lis-tu avec l'ortographe un peu particulière de JRJ, qui utilisait toujours la lettre j devant e,i (et jamais de g dans ces cas-là), ou bien lis-tu une transcription ortodoxe ?
Qu'est-ce que tu entends par "photographier" ? : traduire en images ? Tu sais sans doute qu'on a fait un film (mauvais d'après toutes les critiques, malgré la présence de l'oscarisé Javier Bardem, dit-on) à partir du livre de GGM ; duquel je n'ai que des vagues souvenirs (en gros, une histoire invraisemblable que je trouvais un peu terrible au fond, et merveilleusement écrite... : profites-en !).
par photographier, je veux dire que en français je photographie les mots, mais en une langue étrangère, moins.
aahhh... Juvenal Urbino !
J'aime également Gabriel Garcia. "Memorias de mis putas tristes" est le dernier que j'ai lu de lui. Ce titre, ce titre...
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