Je viens juste de faire une recherche sur Platero y yo. Culcul, ai-je dit - je me comprends, mais c'est marrant parce que les premiers mots m'ont impressionnés par une sorte de poésie suave et presque mièvre.
Les deux premières phrases sont frappantes. Une phrase douce, suave, une phrase plus dure, plus fine, en balancement.
Donc en faisant ma recherche je viens de découvrir que l'auteur est Prix Nobel de Littérature.
En même temps, il y a un prix Nobel de Littérature suédois inconnu que je n'ai découvert que dans un roman de Cordwainer Smith, parce que comme Cordwainer Smith donne toujours des noms à significations à ses planètes, j'ai fait une recherche systématique. Je ne me souviens même plus du nom du mec. C'était une année où ils ont du ramer pour trouver un mec à qui donner le prix Nobel de Littérature. Doris Lessing m'a toujours ennuyée, sauf le cinquième enfant - il faudra que je réessaie.
C'est pas gentil pour Juan Ramon Jimenez, ça.
Pontoppidan. Henrik. ça m'est revenu.
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6 commentaires:
C'est parce qu'il était un poète extraordinaire, qu'on considère d'ailleurs précurseur (et inspirateur) des poètes de la génération du 1927 (formée par Federico García Lorca, Rafael Alberti, Pedro Salinas, Gerardo Diego, Vicente Aleixandre -prix Nobel lui aussi, en 1977-, Jorge Guillén, Dámaso Alonso et Luis Cernuda, principalement...) ... Je me rappelle avoir lu pas mal de poèmes de JRJ quand on étudiait la littérature, en secondaire, et j'aimais bien... Tu devrais trouver facilement ses "Antolojías" poéticas (avec un j). Mais peut-être tu apprécierais mieux les poètes du 27, radicalement plus modernes : il doit y avoir des bonnes "Antologías" (avec un g) de la generación del 27 où tu pourras te faire une idée de comment écrivaient les différents poètes qui la composaient... L'anné d'avant à celle de JRJ, en 1955 donc, le prix Nobel fut décerné à Halldór Laxness, un islandais qu'on m'a fait découvrir en français vers 1990, assez inconnu (quoique j'ai pu acheter deux-trois livres de lui assez facilement) et très remarquable. Sinon, en Espagne on a eu, comme prix Nobel, Echegaray en 1904, dont je me souviens uniquement à cause de sa tête qui illustrait les billets de 1000 pts. dans les années 1970-80 : sa littérature était, paraît-il, très critiquée et tenue comme vulgaire par ses contemporains, dont les membres de la generación del 98, mais il était un auteur théatral très populaire. Tout comme Jacinto Benavente, d'ailleurs, prix Nobel en 1922. On a eu aussi, finalement, Cela en 1989, un bon narrateur sans doute.
J'en avais un peu honte jusqu'à maintenat : de Doris Lessing je n'ai lu que "Le cinquième enfant", en français, à peu près à la même époque où j'ai découvert Laxness (ben oui, je vérifie qu'il est sorti en 1990 ! je l'avais acheté tout de suite). Il m'a beaucoup plu (mais ça ne m'a pas donné pour autant envie de lire d'autres choses d'elle : ou plutôt je n'en ai pas trouvé l'occasion). (Ah, je lisais beaucoup et j'allais beaucoup au cinéma, à cette époque-là : c'était peut-être parce que j'étais très replié sur moi-même... et en même temps non, puisque j'avais aussi une "vie sociale" très intense...)
Quoique parmi les narrateurs à la fois en langue espagnole et espagnols, je préfère Gonzalo Torrente Ballester (1910-1999) (n'importe quel roman de lui, en général, et La saga/fuga de J.B., plus particulièrement. Ou Antonio Muñoz Molina, parmi les vivants
...
(Le lien correct est : Gonzalo Torrente Ballester)
Wah. Beaucoup de lectures. ça va venir.
Zélie, hors de question qu'on prenne Marion Cotillard pour le film ;o)
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