mercredi 23 janvier 2008

Juan Ma

Juan Ma est le mari de Sandrine, c'est un homme extrêmement sympathique. Cependant, je sais que je suis séduite par les gns comme par des romans, mais contrairement aux romans, les gens vivent, et peu à peu, l'écrt se creuse entre ce que j'ai trouvé drôle et sympa au début et la véritable personne.
C*t*l*n, au cas quelqu'esprit mal placé s'aviserait de le croire espagnol (comme moi,par exemple, la première fois que je le vis :"Oh!!! supeeer! m'écriai-je. J'adooore les Espagnols. - Mais je ne suis pas *sp*gn*l, me dit-il, ce qui m'ahurit totalement. Je suis c*t*l*n.).
Le côté nationaliste de ces gens est énervant, et peut-être aurais-je fini par le détester, avec en plus cette façon, provocante, de parler tout le temps de l'Opus Dei. Mais, comme la plupart des hommes du pays, il travaillait comme un fou, et je ne le voyais que rarement. Comme beaucoup d'hommes aussi, il avait tout une façade très agréable - et après, par derrière, il faut chercher.. Mais je n'en avais ni le temps, ni l'envie, et c'était, disons, un très joyeux convive, point.
Cela étant, j'aime énormément la langue c*t*l*ne, et je réussissais à lui caser deux ou trois trucs : or, généralement, quand vous dites trois âneries à quelqu'un dans sa langue, il vous aime bien.
Juan Ma critiquait tout le temps les locaux, tout le temps, avec un humour corrosif, mais se décrivait lui-même comme pire : peut-être une pirouette pour faire passer la sauce.
Quand il quitta le pays, il me dit (alors que je lui en faisais l'apologie - je précise que les Espagnols que j'ai rencontré sont tous beaucoup plus fiers de leurs pays que les Français ne le sont - les Français sont plutôt fiers d'eux, mais hyper critiques sur le pays) :
Pourquoi resterais-je? Le soleil? J'ai le soleil chez moi. La nourriture? j'ai mieux chez moi. Le travail? ici c'est la merde, c'est pire que chez moi, ils ne savent pas travailler !
Je restai digne, toujours prof, et tentai :
- La culture?
Ce qui déclencha chez lui des hurlements d'hilarité.
Juan Ma était très ami, et l'est toujours, avec Si Mohamed, je dis ça parce que ce que je décris peut avoir l'air raciste, mais Juan Ma aurait pu probablement exercer le même esprit critique dévastateur sur d'autres peuples, les Français, par exemple ou les Anglais - ou les Portugais.
Lorsque Si Mohamed était présent, Juan Ma n'était pas moins critique, mais il prenait en compte la sensibilté de Si Mohamed, qui défendait avec un sérieux imperturbable, troué parfois de regards malicieux et ironiques, les institutions de son pays.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Je n'ai pas bien compris comment parlait-il de l'Opus (parce qu'il raccourcissait sans doute ainsi le terme ; ou bien disait-il "l'Oeuvre", comme font certains de ses membres (au moins en *sp*gn*l) ?). En parlait-il bien ou mal ? Et à quel propos ? En quoi était cette façon d'en parler "provocante" ?

Et puis, s'il se disait c*t*l*n, ne devrais-tu pas lui donner plutôt un prénom c*t*l*n, p. ex. Joan Marc ou quelque chose du genre ?

Le nationalisme (fr*nçais ou c*rse, b*sque ou *sp*gn*l) est une forme de racisme.

P.S. Tu vas te gourer facilement avec les astérisques, et puis, de toute façon, tu n'échapperas pas à Google ! (Tu peux "éditer" les (mes) commentaires pour y mettre des astérisques partout ; j'en ai mis quelques-uns au pif ;-) ).

M1 a dit…

Ha la Corse, j'te jure :)
On attend le prochain épisode :)

Anonyme a dit…

Il en parlait, c'est tout, je pense qu'il le faisait exprès. je le voyais peu, et je ne l'ai pas vu depuis trois ans. je ne sais plus comment, mais il avait été dans un école religieuse... je ne sais pas. les implicites de la droite espagnole, je ne les capte pas... de toute façon ce qui m'intéressait chez lui, hum, désolée, hein, c'était le serrano.
Pablo : je ne veux pas fuir totalement Google, on ne peut pas, Big Brother is watching you mais rester discrète, tout de même, même à mes propres yeux.
M1 : La Corse? Mais c'est toute la Méditerranée qui merde, c'est tout. Je vais aller sur les rives d'un fjord norvégien, ou alors, là je me sens branchée australie. L'Autralie, ses moutons, ses bagnards, ses rochers rouges...
Ou la Patagonie. Ah non, il y a des tremblements de terre.
Non ! L'Irlande !!! On doit être peinard en Irlande.

Anonyme a dit…

Pablo : le vrai nom du monsieur n'était pas si c*t*l*n.

Anonyme a dit…

À partir de l'interface de gestion de ton blog, tu peux aller à "Paramètres" et répondre par "Non" à la question "Laisser les moteurs de recherche trouver votre blog ?" (tu devrais cliquer ensuite sur le bouton "enregistrer les paramètres"). Cela fera que ton fichier robots.txt contienne les lignes suivantes :
User-agent: *
Disallow: /search
Disallow: /
(notamment, la première et la troisième) qui empêcheront les moteurs de recherche de référencer ton blog. Cela t'éviterait l'usage des astérisques, je pense (à moins que tu ne les utilises à d'autres fins).