En Irénie j'ai logé dans des cadres plutôt agréables.
Les quatre premières années, je logeais dans une grande maison de plein pied, très grande, mais avec trois pièces ; gigantesques, mais trois. La façade de la maison ouvrait par trois immenses portes fenêtres sur une terrasse, couverte d'une tonnelle, qui se couvrit progressivement de bougainvilliers. A pied, j'avais accès à un parc de 5 ha, généralement en friche, à des tennis, enclos dans des grilles, à trois piscines, dont une couverte, à la plage, une très belle plage, couverte ça et là, de détritus, bouteille en plastique, sac poubelle, pneus. Plus loin, il y avait un manège.
Ce cadre était très agréable.
Cependant, il se situait très près du lieu de travail de Laurent, en fait il le jouxtait, l'ensemble (et bien plus) appartenant au même propriétaire.
Hélas, je n'aime pas l'eau, je ne nage pas, ce cadre de vie me paraissait certes agréable, mais pas autant qu'un jardin à la Française ou à l'Anglaise. Les palmiers m'ennuyaient (maintenant je suis convertie aux palmiers, mais ce sont des arbres très peu verts). Le jardin était plein de moustiques.
j'ai écrit un texte pour expliquer ce sentiment. SI vous êtes au mileu d'un jardin magnifique, mais que vous vous sentez prisonnière, le jardin perd beaucoup de son charme, même si un lecteur peut avoir du mal à l'imaginer.
Que peut-on faire sur une plage? A part rester allongé? Et se tremper dans l'eau ponctuellement?
Et au bord d'une piscine? Vous passeriez les huit heures d'une journée au bord d'une piscine pendant combien de temps avant de craquer? Une semaine? Un mois? Six mois?
Tout cela était terriblement ennuyeux.
Piscine, plage, pas de restaurant digne de ce nom, pas de cinéma, pas de bibliothèque, pas de musée, pas de boutiques de fringues, des sites historiques à au moins 100 km.
mercredi 16 janvier 2008
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9 commentaires:
Zelie, désolé de t'embêter mais le palmier n'est pas un arbre, c'est une plante! si si! une plante! et même si cette plante n'est pas très verte, elle possède la particularité de rester verte toute l'année, donc ça compense :)
Je suis méditérranéen, je vois la plage et les palmiers chaque jour que dieu fait, je ne me suis jamais lassé de cette vue, mais e peux compendre si on se sent prisonnier!
T'es pas otage des Farc au moins? :)
Bon, OK, une plante, merci de cette précision botanique. D'ailleurs mes enfants me le disent tout le temps.
Le problème, c'est que maintenant moi aussi j'aime les palmiers... Et même le sable et les trottoirs défoncés. Mais il a fallu un morceau de temps. A la base, je n'aimais que les feuillus.
Hello Zélie,une histoire de palmier qui va épater tes enfants: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sciences_de_la_vie/20080117.OBS5747/un_palmier_suicidaire.html
Zélie,est ce que tu écrivais là bas?Moi j'aurais eu besoin de faire quelque chose de mes mains,dessiner,bricoler,peindre un meuble,n'importe quoi de ce genre,c'est la seule chose qui me vide et me remplit la tête en même temps quand je m'ennuie.
Pour écrire ou dessiner,il suffit de pas grand chose,le décor peut s'oublier ou être une source d'inspiration.
non, mais vite j'ai travaillé. le problème n'était le décor (au final j'ai l'air de dire que les palmiers c'est nul? donc il faudrait que je revoie le texte). Je n'ai pas dit ce que je voulais dire : à savoir : un décor en quelque sorte paradisaique, mais on s'ennuie ferme au paradis.
Zélie, c'est clair que c'est en enfer qu'il faut aller :o)
Maq, tu penses avec tes mais? :o)
Zélie,j'avais compris,je crois,je te donnais mon remède ...:)
M1,oui Môssieur,exactement.Mais je ne sais pas peindre avec les pieds comme sur les cartes de voeux que l'on trouvait à une époque :)
Maq, ha bon? y a eu des produits dérivés "my left foot"? :)
J'ai essayé de faire des trucs avec mes mains comme tu dis. j'ai fait des boîtes en papier maché. Hm. J'ai arrêté. je dessine mal. Non, en fait j'ai fait partie de l'APE. Une idée de fou, je me suis laissée entraîner... D'un côté, j'ai appris des trucs sur la vie en société. Tu verras. Je suis en phase : il faut que ça sorte.
3.
Le soleil, la rumeur de la mer, les odeurs, le vide. Je sens tout, j'entends tout, je vois tout. L'extérieur immobile comme métaphore de l'âme. (Une musique très triste, peut-être aussi une voix off, récitative).
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