lundi 24 janvier 2011

Paulette toujours

Donc, à ce stade, je rencontrai Paulette.

Je crois avoir déjà raconté qu'elle passait des week ends extraordinaires, à recevoir ou à être invités chez ses innombrables amis. Ensuite, le lundi, elle relatait par le menu ses week ends aux autres enseignants.

La plus remarquable attitude était celle de Fabinne, déjà évoquée là. En fait, je comprends rétrospectivement que Fabienne, cette prof de français toute proche de la retraite, n'était pas dupe ; à l'époque, je me contentais de trouver leurs conversations rasoirs, avec l'impression que quelñque chose m'échappait.

- Alors ! s'écriait joyeusement Fabienne le lundi à la première récré. As-tu passé un bon week end ?
- Tu me connais ! répondait Paulette, sourire jusqu'aux oreilles.
- Bien sûr ! repartait Fabienne.
- Les copains, la guitare, le feu de bois, et puis jusqu'au matin.
- Ah, c'est formidable, s'écriait Fabienne, d'un air enthousiasmé.

Les faits étaient nets : Paulette avait une vie sociale intense et fascinante, à n'en pas douter.


Bizarrement, ça me faisait penser à un chant scout "Les crapauds". Un chant de veillée. J'essayais d'imaginer Paulette jouant de la guitare, ou écoutant ses copains jouer de la guitare. Il eut fallu qu'ils soient baba cool, en jean et chevelus. Or, à l'exception notable d'un parent d'élève qui ressemblait à Astérix (sans casque), le chef d'entreprise local n'avait pas les cheveux longs. Ils ne pouvaient donc pas chanter les Crapauds autour d'un feu de camp.


Lorsque je fus invitée à ces activités sociales, tout s'éclaircit ; les fêtes se faisaient à la fois dehors (barbecue, donc feu) et dedans (musique). Elles battaient leur plein jusque 2 heures, mais après, les "copains" restaient et on parlait tout la nuit. Les copains, ce n'était pas moi, j'avais déjà les plus grandes difficultés à passer minuit, mais c'était l'idée.

1 commentaire:

Valérie de n'importe où a dit…

Autour du feu il y a aussi "Jolie bouteille, sacrée bouteille..."

Il fut un temps où j'aimais ce genre de soirée, maintenant, je me sens tel un spectateur regardant des gens qui tentent d'oublier qu'ils sont mortels et je m'y ennuie profondément.