dimanche 16 janvier 2011

Paulette, Paulette

Ça y est, je commence à la trouver sympa, Paulette. Les gens ne sont jamais ni blanc ni noir...

Donc, Paulette se trouvait dans un situation très difficile, à la fois matériellement et socialement.

Après le départ de son mari, sa situation sociale s'améliora sensiblement : les amis qui lui avaient tourné le dos firent demi tour et elle en récupéra pas mal. Les heures de cours au collège, plus nombreuses, et la pension de son mari, améliorèrent aussi sa situation matérielle (qui n'en devint pas florissante pour autant).

Petite note sur les amis : je n'ai pas le détail, mais il apparait qu'en cette affaire, il advint la même chose que opartout et toujours : certaines personnes, qui, même avant son divorce, n'aimaient pas Paulette, et ne la supportaient que grâce à son mari, ne purent se réconciler avec elle ; d'autres ne l'avait pas très bien connu lors de son mariage, et elle fut renouer avec eux, et même approfondir ses relations, sans difficulté.

Il y eut quelques cas litigieux de personnes qui avaient paru l'apprécier lorsqu'elle était encore mariée, puis qui l'avaient totalement laissé tomber ensuite ; pour ceux-là, ce fut au coup par coup. Certains s'excusèrent : d'abord, ils l'avaient tout de même invité lors de sa disgrâce, mais pas avec son mari, voilà tout. D'autres nièrent : seule une série de circonstances malheureuse popuvait amener Paulette à la conclusion qu'ils auraient refusé de la fñrequenté après son divorce. En fait, il y avait eu une fête, à laquelle elle n'avait point été invité, et ils s'y étaient rendus ; puis ils avaient du rendre cette fête, mais comment l'auraient-ils invité, puisqu'elle ne lavait pas été à la première fête ? Et puis il y avait eu cet anniversaire ; mais elle savait bien qu'untel ami d'untel, était invitable prioritairement pour telle raison incontournable et que jjustement ils se trouvaiênt être de si grands amis de son mari. Comment eut-il fallu procéder ? Au fond, en ne l'invitant nulle part, on avait seulement voulu la protéger.

Face à ces manoeuvres et excuses foireuses, Paulette fut bien obligé de louvoyer ; elle aurait pu choisir le suicide social et de faire la tête à toux ceux qui l'avaient plus ou moins outrageusement snobé ; mais sa situation était déjàassez pénible comme ça. Et puis, il eut fallu qu'elle ait autre chose dans la vie que sa vie sociale, qu'elle s'intéressât suffisament authentiquement à d'autres choses : or ça n'etait pas le cas. La vie de Paulette, c'était, à part le travail, inviter des gens chez elle et rassembler autour d'elle un petit noyau d'amis fidèles et complaisants.

DOnc, sa vie sociale se remettait petit à petit en route.

Elle avait, entre autre, comme ami, un couple de propriétaires d'un grand haras dans le centre d'Hadra. Le haras appartenait à Sara, ou plutôt à ses parents ; il était exploité par Henri, un palefrenier devenu, par mariage, le responsable du haras. Sara compatissante donnait des cours d'équitation gratuit à Paulette.

Ce couple de propriétaire était incontournable pour les amis des chevaux (ou ceux qui tenaient à passer pour tels). Ils étaient donc souvent invités ça et là, et ne s'y rendaient pas toujours, car ils détestaient les mondanités. Ils n'allaient que chez les "vrais amis" - et un jour, ils se rendirent chez de "vrais amis" avec Paulette.

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