Alors là je vais être obligée de narrer des évènements, perspectives qui me réjouit follement, d'où mon silence paresseux. En plus ça me concerne.
Faisons vite, si j'y arrive.
L'idée de fond : Zélie au comité.
Préliminaires : objectifs et illusions de Zélie.
Phase 1.
Phase 2.
Phase 3.
Alors : Zélie au comité.
Après toutes les histoires et rapiapiatages de parents, il fallut agir. L'hostilité entre le clan-Karim et le clan-Emma s'envenimait. C'était le drame. Karim avait déposé à la police une plainte contre Emma. Stéphane était ivre de rage. Et je passe les détails, parce que finalement tout était ridicule, une tempête dans un verre d'eau, mais les sentiments haineux (eh oui) était là, et je dois dire que c'est incroyablement troublant de réaliser à quel point on peut s'attirer l'inimitié et même presque la haine de gens avec rien. Ou, de mon point de vue à moi, pas grand-chose.
Donc, un nouveau comité fut élu. Avec moi.
Les objectifs et illusions de Zélie
Je ne voulais pas me présenter, mais on me poussa à le faire, car il fallait du monde pour étoffer le groupe Emma- Si Mohamed (auquel je ne pouvais pas résister, son sourire était craquant, incroyable pour un "Monsieur" de son âge, pour moi c'est un "Monsieur")- Sandrine- Hichem (le père de Petite Demoiselle)-Farid- Nora. Et comme une imbécile je craquai.
Je voulais bien faire quelque chose pour "les enfants". C'est à dire qu'à l'époque, mais plus maintenant, je me sentais incapable de dire :" Qu'ils aillent se faire f.. ces merdeux avec leurs parents pourris". Chose qu'il me serait incroyablement facile de proférer, fort vilainement, aujourd'hui.
Je me disais que nous serions nombreux et que mes idées, peu nombreuses et généralement farfelues, seraient tempérées par les autres. En général, j'ai "beaucoup d'idées", c'est ce que l'on dit de moi dans un groupe, mais je manque totalement d'esprit pratique. Donc, je donne des idées irréalisables, mais d'autres personnes s'en inspirent pour faire des trucs pas mal. Je ne suis donc pas inutile.
D'autre part, j'étais nimbée d'une aura très particulière, celle de l'"enseignante". En fait j'avais travaillé huit ans dans le marketing (à des tâches très humbles) et trois et demi dans l'enseignement, mais les mots "enquêtrice et assistante en études quanti" n'atteignaient tout simplement pas les oreilles de mes interlocuteurs (ils ne devaient pas se représenter clairement la chose, et je ne les y aidais pas, ne trouvant rien de glorieux à ces fonctions) alors que prof, prof, c'était une douce musique, type joueur de flûte de Hamelin. Avoir un prof dans l'équipe, c'était le gage de qualité.
Donc, j'acceptai.
Phase 1 (première année) : la phase 1 dura une partie de l'année (du milieu à la fin de l'année scolaire). Nous avions une énorme pression. Les parents indifférents étaient majoritaires, mais discrets. En revanche, les parents méfiants et furieux de l'éviction de l'ancien groupe étaient là, ultra présents, le matin, à midi, le soir, et nous couvaient de regards enflammés. J'essayais de désamorcer les conflits, mais ce n'est pas facile. Et puis j'ai moi-même très mauvais caractère. J'eux deux ou trois fois au téléphone la Dame Voilée Murmurante, et malgré ma curiosité à son égard, je finis par me fâcher avec elle. Mon défaut n'est pas de me mettre à insulter les gens, mais de me moquer d'eux quand je craque, d'une voix pas très aimable. Je devais prendre sa suite dans l'organisation des activités sportives (car personne n'avait voulu le faire, et je m'y étais collé), et elle refusait de me donner les infos, les papiers, la listes des élèves, les horaires, et toutes les informations. Après avoir tenté de raisonner avec elle, de faire appel à son bon sens l'intérêt desenfants, et proposé de gérer les activités avec moi, j'abandonnai toute retenue et lui dis en substance :
- Ecoutez, chère Madame, je vous remercie. Vraiment. Vous me facilitez la tâche. En effet, je vais être obligée d'appeler tous les parents et ils seront ravis de savoir que vous ne me donnerez aucune info, et en particulier pas les certificats médicaux. Cela me simplifie la tâche, car, voyez-vous, ma position n'est pas très assurée et j'étais assez gênée de prendre votre place, car je suis sûre que vous avez très bien fait ce que vous deviez faire. Mais cette attitude que vous avez est parfaitement inexcusable et de surcroit infantile. Toutes les mamans le sauront quand je les appellerais pour leur demander un nouveau certificat médical, et elles comprendront alors, comme je le fais maintenant, à quel point vous êtes en réalité irresponsable et plus soucieuse de vos petits intérets que de ceux de l'enfant. Comme cela, je pourrais dire : "ah, madame, vous savez, cela n'est pas de ma faute, hein, c'est le comité précédent...." Du coup, je suis en position de victime par rapport à vous, et c'est plus facile. Merci.
Cette Dame Murmurante maniait beaucoup moins bien la virulence que moi. Elle ne raisonnait pas très bien non plus, car ce que je disais était juste et je ne pouvais pas cacher aux parents qu'il me fallait de nouveaux certificats médicaux. Elle ne sut que dire. J'étais si énervée que je lui fis une pub exécrable. Alors que tous les parents avaient à peu près remplis de nouvelles fiches et donnés de nouveaux certificats médicaux pour le sport, elle me fit parvenir, par une mère, les anciens. Ce devait être une femme très timide, pas très futée et qui avait besoin d'être conseillée. Or, Karim, après son éviction, avait lâchée tout son groupe. Elle était donc seule à devoir gérer quelque chose qui la dépassait.
A part les débuts, tout fut très facile. C'est une intéressante leçon de la vie, et même si cela peut paraître disproportionné, cela me permet de comprendre pourquoi les hommes politiques sont toujours imperturbables. S'il n'y a pas crime ou comportement public gênant, et encore, rien ne dure dans l'esprit des gens. Le présent efface le passé, sauf pour quelques uns, mais la vie quotidienne n'en est pas affectée. Il me semblait, après tout cela, qu'il fallait tout faire bien et se donner beaucoup de mal pour bien gérer le comité, mais pas du tout. Il suffisait de durer, modestement et simplement. Les râleurs sont très perturbants pour le moral, mais n'ont pas d'effet réel.
Phase 2 (deuxième année): Ensuite je fus élue la deuxième année : de même, je ne voulais pas et me laissai convaincre. Ce fut plus dur. L'équipe était plus rodée. Je me rendis compte que Sandrine présidait, et pour elle, cela ne voulait pas dire s'occuper des choses : elle déléguait, et elle en était très fière. Dieu qu'elle déléguait bien !!! Je m'occupai encore du sport, ce qui, quand on me connaît, est une énorme plaisanterie. Le mesure un petit mètre soixante et même faire du vélo est laborieux pour moi. Mais personne ne voulait s'y coller. "je faisais cela si bien!". Moyennement contente, je recommençai.
Là, tout devint clair : Sandrine, qui présidait, s'occupait des "dossiers nationaux", c'est-à-dire des dossiers émanant du sur-Comité, commissions consultatives et autres (téléguidées par les autorités françaises : des activités, donc, de "prestige", par rapport au côté plan-plan de la gestion du quotidien, fastidieux et pas prestigieux). Le reste de l'équipe gérait le comité local. Nora portait entièrement la cantine, sur ses épaules pourtant frêles. Emma s'occupait de la gestion à nouveau. Cela lui interdisait tout autre tâche. Si Mohamed servait de caution morale, et n'était jamais là. Hichem, le père de Petite Demoiselle, était là dans les activités poncteulles, toujours pour donner les coups de mains matériels (disposer les tables, les chaises, gérer un bar, distribuer des biscuits, gâteaux). Moi, le sport.
Comme de nombreux parents réclamaient des activités ponctuelles pour réunir les enfants, je proposai d'en organiser : aucun problème me dit-on : tu fais cela si bien.
Mais pas seule, dis-je. Je suis nulle pour organiser des fêtes : organise, dirent Sandrine et Emma, et nous on viendra.
Peu convaincue, désireuse de remplir ma fonction (répondre aux demandes des parents) mais pas très concernée par le problème (les gens qui veulent se rencontrer, ça m'agace, et avec Laurent nous nous débrouillons toujours pour nous organiser une petite vie sympa), je mis sur pied deux activités expérimentales : un après-midi sur la plage, et une soirée dansante.
Pour l'après-midi sur la plage, il suffisait de donner rendez-vous aux parents un jour à une certaine heure et de s'y trouver, avec des boissons. Facile. Aucune de mes consoeurs du comité ne vinrent : elles "n'aimaient pas cette sorte de parents" et elles avaient malheureusement d'autres choses à faire. Toutes les mamans qui vinrent ce jour-là me dirent :mais tu es toute seule?? C'est toujours tout qui fait tout? ce qui me donnait à la fois l'air d'une poire et d'une gentille fille, alors que moi non plus, chieuse que je suis, je n'aimais pas cette sorte de maman qui aime se retrouver à trente quelque aprt, mais je faisais des efforts.
A propos de la soirée dansante : en Irénie et à Hadra, la plupart des gens s'ennuyaient car il n'y avait aucune possibilité de sortie. Les vieux de la vieille sortaient entre eux, organisaient des fêtes monstres chez les uns chez les autres. Moi et Laurent vivions dans un cadre qui rendait cette nécessité secondaire : nous avions accès à quelques bars et restaurants où nous pouvions à peu près nous arranger pour avoir ce que l'on voulait, des soirées au bord de la plage, etc. Je n'étais donc pas, à titre personnel, en manque d'activité. Mais certains parents auraient bien voulu bénéficier de nos avantages : pour cela, nos amis avaient besoin d'une demande de devis émanant d'un organisme (comme le comité), de proposer un devis, pour qu'il soit accepté et de pouvoir émettre une facture ensuite (il ne fallait pas que les choses se passent en dessous de table, mais au grand jour; pas question d'avoir l'air d'inviter les copains dans un cadre qui n'était pas prévu pour ; ces bars n'étaient pas ouverts aux clients locaux, mais uniquement aux touristes ; ce qui peut sembler aberrant ; mais c'est comme ça ; nos amis disaient : c'est le seul pays où on nous interdit certains clients).
Pour la soirée dansante, je m'arrangeai avec un ami qui nous fit des prix dans son bar. Le prix était intéressant. Tous les membres du comité qui viendraient ce soir-là aurait des tarifs intéressants. J'étais très contente. Mais Sandrine me fit une objection : le comité ne réalisait aucun bénéfice là-dessus. On pourrait nous accuser de faire faire des bénéfices à un tiers, et donc de magouilles en faveur de ce tiers. Il ne fallait pas que l'on puisse dire que je me servais du comité pour enrichir mes amis (qui a dit : Mon Dieu, protégez moi de mes amis; mes ennemis, je m'en charge?). Au moment où je l'en tendis dire cela, je compris que précisément ce serait exactement ce que la rumeur dirait, et que mes amis eux mêmes auraient cette vision des choses. Le Comité accepta cependant le principe de la soirée, en augmentant le prix de façon significative, de façon à pouvoir prendre un bénéfice au passage, pour justifier l'organisation de la soirée, mus non pas par le souci de proposer des activités à ses membres, mais par celui de récolter de l'argent "pour les enfants".
A ce propos, une remarque. Mes "amies" du Comité, pour prévenir d'une activité ou d'un évènement, s'étaient mise en tête qu'il fallait mettre des affiches à l'école et des mots dans les cartables des enfants. Ce système ne fonctionnait pas. Lorsque l'on procédait ainsi, les parents n'étaient pas prévenus. Sans doute auraient-ils du l'être, mais ils ne l'étaient pas. Peu de parents venaient à l'école, et ceux qui y venaient ne regardaient pas les affiches. Les enfants oubliaient de donner les mots dans les cartables. Cependant, ce système, qui leur semblait logique, était le seul qu'elles utilisaient. De ce fait, quand elles organisaient quelque chose sans que j'y participe, ou sans me demander ma coopération, cela ne marchait pas. C'était principalement à cause de cela que j'avais la réputation d'être efficace.
Voilà comment je faisais. J'avais observé et compris les réseaux de l'école : certaines mamans avaient des grappes de copines. Il suffisait de prévenir certaines mamans pipelettes et commères, et l'info faisait le tour de l'école en deux jours. Les commères le disaient à leurs copines devant leurs enfants. Elles en parlaient entre elles. Les enfants entendaient et en parlaient à leurs copains. les copains emballés en parlaient à d'autres, les mamans prévenues par leurs enfants rappelaient leurs copines mamans pour avoir plus d'infos. Mon système était peut-être irrationnel et pas moderne, mais en deux jours, 80 % des mamans étaient au courant.
Or, mes amies refusaent d'accepter l'idée d'utiliser des méthodes aussi irrationnelles. Elles me disaient : fais à ta façon, nous à la nôtre, avec un brin de condescendance. Bien sûr, comme je ne suis pas une sainte, je finis par avoir envie de les laisser faire. Je me disais : elles finiront bien par se rendre compte qu'elles ont tort et que j'ai raison.
Pas du tout. Et cela aussi fut une leçon pour moi. J'utilisai cette tactique pour cette soirée. La remarque de Sandrine me fit comprendre que si la soirée était un succès, les mauvaise langues diraient que j'avais voulu faire gagner de l'argent à mes amis. D'autre part, le manque d'enthousiasme de Sandrine et Emma pour mes tentatives d'organiser des trucs sympas localement (d'autant plus méritoire à mon avis, que cela m'ennuyaient copieusement), ce manque d'enthousiasme me vexait. Elles étaient totalement coupées des parents et uniquement préoccupées des réunions nationales du Sur Comité. Les quelques mères concernées (au dessus de l'immense majorité qui s'en foutaient) me traitaient comme une pauvre malheureuse, avec une gentillesse vipérine assez blessante : "ma pauvre!!! me disait-on. Tu te tapes tout, avec Nora." Il n'y avait pas moyen de protester. J'étais là tous les samedi matin et les mercredis après midi. Nora était présente tous les jours sauf le WE et le mercredi de midi à 14h30. Sandrine et Emma n'étaient jamais là, et lorsqu'on leur posait une question (et les vipérines, qui n 'avaient rien d'autre à faire, allait leur poser des questions chaque semaine, à propos des activités) elles ne savaient jamais et renvoyaient à moi ou Nora. Sans aucune gêne : elles disaient, très femmes d'affaires, mais ça passait très mal auprès des mamans :"Ah !! ce n'est pas moi qui suis en charge, je ne suis pas au courant. Voyez avec Nora (ou Zélie)."
Les mamans vipérines revenaient, écroulées de rire, en disant : "Wouah comme elles se la pètent!!!"
Sara vint même me voir en me disant, désolée : "Mais écoute, Zélie, elles te manipulent...".
C'était très énervant. J'eus une grande discussion avec Sara, pour lui dire que j'avais accepté de m'occuper d'un truc, bon, je l'avais accepté, point. je n'allais pas commencer à débiner mes copines, même si leur attitude était exaspérante, il fallait la resituer dans le contexte.
Mais tout de même, tout cela me faisait de l'effet.
Donc, pour l'organisation de cette soirée, je prétendis ne pas m'en mêler, puisque des amis à moi étaient impliqués : ce serait mieux si elle, Sandrine, s'en chargeait. Sandrine trouva l'idée excellente. je la laissais faire. Très fière d'elle, elle prépara une belle affiche, et des beaux flyers, qu'elle fit distribuer aux enfants. Je ne prévins personne. Deux mamans m'appelèrent pour en savoir plus, puisqu'elles me connaissaient, et je leur donnais très peu d'info. Les commères ne furent pas informées, ou plutôt, même si elles le furent, elles oublièrent l'info, qui ne passait par par le canal habituel : radio blabla.
Quatre personnes, sur 100 familles, vinrent, et ni Sandrine ni Emma ne se déplacèrent. On passa à quatre une soirée gaie et très arrosée.
Sandrine et Emma en déduisirent que "les parents n'étaient pas très intéressés, alors qu'ils avaient simplement été prévenus par des canaux rationnels mais inefficaces.
Donc personne ne parla de magouille en faveur de mes amis. Mais sans établir de rapport avec les faits (et il y eut d'autres évènements, dont je parlerais à propos d'Emma), je démissionnai très vite.
Phase 3 ( troisième et quatrième année) : j'avais démissionné parce qu'au niveau local, j'avais travaillé avec des filles éprises de gloire politique (les commissions au niveau national) et des mères trop méchantes et mauvaises langues.
Mais Farid m'aimait bien. Avant ma démission, il m'avait demandé de me présenter au Sur-Comité. Ce serait très différent. J'acceptai, sans difficulté : je me disais alors que j'allais être invité chez l'ambassadeur tous les quatre matins (ce qui ne fut pas le cas, enfin pas comme je le voyais).
Donc je fus élue au Sur-Comité. Là aussi, je fus déçue, mais nettement moins : en effet, je n'avais pas abordé ce sur comité par la voix "sentimentale," si je puis dire. je n'avais pas eu l'impression que des "amies" avaient besoin de mon "aide". Farid avait fait appel à ma noblesse d'âme, à ma diplomatie et à ma tolérance. Il voyait que j'étais très capable de dépasser mes sentiments pour travailler de façon raisonnable. J'étais capable d'être assise à côté de gens qui me détestaient et de leur parler poliment et en toute sérénité (en fait, c'était du à un fait tout simple : là-bas, la plupart des gens que je cotoyais ne me paraissaient pas plus réels que des pions aux échecs ; je ne sais pas expliquer ce sentiment ; Emma et Sandrine avaient de la consistance pour moi ; puis elles la perdirent ; et presque tous les autres étaient des pions ; je ne sais comment me faire comprendre. J'étais totalement extérieure aux buts, aux ambitions, aux soucis de tous ces gens. je ne les comprenais qu'intellectuellement. ça ne me touchait pas. Donc, leur hostilité éventuelle envers moi était aussi inquiétante que celle d'un playmobil. Si j'avais été dans un contexte où les gens et leurs motivation avaient eu une vraie importance pour moi, si leurs "combats" avaent été les miens, j'aurais tout vécu dans ma chair et leurs sentiments m'auraient atteinte. Les seules personnes qui me touchaient (un peu, et de moins en moins) étaient Emma, Sandrine, Martine, Eddie, Sabine, Stéphane, Si Mohammed; les autres n'étaient pas vrais. Même aujourd'hui, je me demande si je n'ai pas fait un rêve : tout ces combats, toutes ces histoires, pour QUOI? je n'ai toujours pas compris. Je me demande par ailleurs si je n'ai pas un grave problème relationnel)
Donc je fus membre du Sur comité. C'est dans ce cadre-là que je reprendrai les portraits de Mansour et les autres.
Voilà, j'espère avoir été claire sur tous ces évènements, dans leur globalité.
Ah oui : à partir de la troisième année je fus prof.
Ces bases étant posées, les personnages dont je parlerai seront plus clairs.
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4 commentaires:
Y a des bonnes bases pour la suite! je pense que s'il y a un truc que je lis religieusement c'est tes post Zélie! J'ai l'impression que les mots s'animent pour former les personnages! Et puis il y a cette force du détail ...
Toujours aussi flatteur... héhéhé.
Hello Zélie,as tu rencontré là bas quelqu'un qui ressentait les événements et les gens comme toi?
C'est un peu comme être sur une île déserte entourée de marionnettes qui jouent une pièce à laquelle tu ne comprends rien.
J'imagine que ça devait être le grand ouf en rentrant à la maison! :o)
J'aime bien ton côté fantasque,parallèle...vrai.
Non, je n'ai rencontré personne. Les gens qui avaient l'air d'être en dehors du jeu voulaient y entrer : entendons nous bien, moi-même j'étais dedans, car la solitude c'est pas gai...Mais j'y étais plutôt mécaniquement. Les autres, non. Je vais continuer à raconter. C'est ça qui m'a usé, mais d'un autre côté, je crois que la vie est comme ça. Ce qui me permet d'affirmer que j'étais moins dans le jeu que les autres était le fait que je connaisse des gens un peu dans tous les groupes, et que je ne me battais pour rien. La plupart des autres gens voulaient plus de sous, plus d'amis, plus de reconnaissance sociale, une maison plus grande, une voiture plus grosse, une télé écran plat, une piscine, etc. Ils le voulaient, l'obtenaient et le montraient à tous les monde ensuite, entretenant ainsi le désir des autres, d'acquérir à leur tour la télé, le 4x4, etc. Je dirais qu'avoir une télé écran plat pour ne la montrer à personne n'avait que peu d'intérêt, même si ça n'était pas présenté comme ça. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre (je n'ai rien, en soi, contre les écrans plats : justement maintenant on en a une, et c'est très bien ; je regarde la télé une fois par mois, mais l'image est indubitablement plus agréable).
Par ex, quand j'ai acheté la play à mes enfants, j'étais un peu gênée, ça faisait plouc, pour moi. Je ne l'ai pas dit ; c'est-à-dire que je ne me voyais pas appeler toutes mes copines et leur dire :"j'ai la play" (ça fait con, non?). Mais les enfants l'ont dit à leurs camarades et certaines mamans m'ont appelée en me disant "alors ça y est???". C'est quand même bizarre comme comportement, non? Ou c'est moi?
Mais d'un autre côté c'est peut-être pareil en France, c'est peut-être une sorte d'évolution mondiale et dans la politique ou les médias français actuellement je perçois parfois des "ambiances" similaires qui me glacent un peu le sang.
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